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Bruxelles est non seulement le centre de l’Europe mais également la Mecque de la bande dessinée. Une spécificité culturelle qui se dévoile partout dans la cité intra
et extra muros. Un circuit de randonnée urbaine a été spécialement
aménagé pour découvrir la ville sous cet angle original.
hoisir la BD comme fil conducteur pour découvrir la capitale de l’Europe est une des meilleures façons de pratiquer le tourisme urbain sans connaître l’ennui un seul instant. Les Bruxellois l’ont bien compris qui mettent à la disposition des visiteurs un topoguide dédié au 9ème art avec des fiches explicatives pour chaque étape marquée soit par un mur BD, soit par une œuvre réalisée par un artiste de cette discipline. On peut ainsi, sans se presser, en suivant le cadre du « Pentagone », consacrer une demi-journée à cette balade car la ville est à l’échelle humaine et les distances peu éloignées d’un bout à l’autre du circuit. La Grand Place est un point de départ idéal et permet d’admirer, avant de s’engager dans le parcours proprement dit, ce site historique à l’architecture fastueuse dont Cocteau disait qu’il est « le plus beau théâtre du monde ». Depuis la place on empruntera la rue de la Colline, vers l’ouest, pour rejoindre les galerie Saint-Hubert, aux ravissants magasins construits au XIXe siècle, une grande première déjà pour l’époque.
Un vrai sanctuaire pour amateur de BD
En face des galeries, rue Montagne aux Herbes Potagères, se trouve le café A la Mort Subite, un point de chute du chanteur Jacques Brel et des connaisseurs en matière de bière. Une fois les galeries parcourues on prendra sur la droite la rue d’Arenberg pour remonter vers la Cathédrale des Saints Michel et Gudule. Au bout du boulevard de Berlaimont Laan se dresse la statue de Gaston Lagaffe, création d’André Franquin, qui a également dessiné Spirou et Fantasio, le Marsupilami, Modeste et Pompon… En contrebas, au bout des escaliers, au N° 20 de la rue des Sables se trouve le CBBD, le plus grand musée de la bande dessinée (voir encadré). Halte obligée pour visiter ce sanctuaire des amateurs de BD. Après avoir traversé la très belle place des Martyrs, on se dirigera vers la rue du Pont-Neuf pour s’arrêter non loin de là rue A. Dansaert, où s’alignent les magasins branchés, devant la fresque murale de Bob et Bobette. Les aventures de ces derniers ont inspiré plus de 250 albums à ce jour. Continuons notre parcours en direction de la place Saint Catherine en passant par la rue du Canal. Sur le mur apparaît une fresque représentant le facétieux chien Cubitus dessiné par Dupa, posant en Manneken-Pis au-dessus d’une fontaine.
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Humour et poésie
sur fresques murales
C’est l’occasion également de faire un tour au Marché aux poissons, sur le quai au Bois à Brûler et le quai aux Briques. Les quelques marchands de poisson encore en activité dans ce quartier sont les derniers témoins de l’activité traditionnelle qui régnait ici. On pourra admirer, en poussant du côté du square des Blindés, la fontaine haussmannienne décorée de quatre magnifiques chimères du sculpteur G. De Vreese.
Retour vers le centre ville par la rue A. Dansaert puis par la rue du Vieux Marché aux Grains pour arriver jusqu’à la fresque de l’Archange, rue des Chartreux. La créature ailée, œuvre d’Yslaire, est juchée contre le mur avec un air pensif entre réalité des pierres de l’édifice et monde intangible du rêve. Au coin de la rue de la Buanderie se trouve une des plus grandes fresques du parcours, celle de Lucky Luke occupant 180 m2 de mur. Une visibilité obligée pour un grand classique avec le cow-boy qui tire plus vite que son ombre. Les Dalton ne sont pas absents de la scène ni d’ailleurs Rantanplan, le chien gaffeur et brouillon que l’on sait.
A une cinquantaine de mètres de là, c’est LA plus grande fresque réalisée à Bruxelles, à la mesure du thème développé, autrement dit une énième charge héroïque menée par Astérix et Obélix et leurs compagnons contre les Romains. La routine quoi… En se rapprochant du Bd. Lemonnier, une des artères qui traversent la ville de part en part, on s’arrêtera rue de la Verdure pour une pause empreinte de poésie devant le mur où pose Isabelle la rousse. On y reconnaîtra également Calendula la sorcière et Ursule la brave tante. La BD est l’œuvre de Will, à qui l’on doit également la série Tif et Tondu.
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