![]() |
|
|
Dans de nombreuses régions, les "Ksours" font l'objet d'une attention particulière par le ministère du tourisme tunisien. Ce qui était considéré hier comme un mirage utopique, est entrain de devenir aujourd'hui une vraie réalité économique.
Un vaste pôle touristique et culturel Avec ses 700 « ghorfa » datant de 1903, Ksar Ouled Debbab surclasse tous les autres sites en termes de superficie. Surplombant la vallée, à la sortie de Tataouine, cette imposante bâtisse décrépite était vouée à disparaître. C'était sans compter sur les desseins de Karim Cherait, dont le père, Abderazak, maire de Tozeur, est le fondateur du premier musée privé tunisien. Originaire de cette ville du Grand Sud dont la gigantesque palmeraie produit de succulentes dattes, cette famille de mécènes y a édifié, voici 15 ans, un somptueux palais recelant mille et un trésors de la civilisation tunisienne. A Ksar Ouled Debbab, un autre mirage est en passe de devenir réalité sous l'impulsion de ces faiseurs de rêves. Objectif ? Faire de ce site un vaste pôle culturel et touristique dans l'optique de renforcer l'attractivité d'une région en manque criant d'infrastructures hôtelières avec le souci de diversifier, là encore, les modes d'hébergement. « Toutes catégories d'hôtels confondues, la zone dispose d'à peine 600 lits alors qu'elle draine environ 400.000 visiteurs par an », analyse Karim Cheraït, promoteur du projet. . Depuis juin 2006, une trentaine d'appartements sont commercialisés au coeur de ce « Ksar » : les chambres (4 étoiles) offrent un confort de haut standing (TV, mini-bar, climatiseur, douche) et les studios les plus luxueux sont dotés d'une cuisine et de lignes internet à haut débit. Cerise sur le... capot, les adeptes de raids mécaniques dans le désert bénéficient d'un garage d'entretien Un parcours scénographique Au printemps 2007, la capacité d'accueil s'est étoffé de 200 chambres supplémentaires réparties dans un complexe hôtelier (4 étoiles) incluant un centre de balnéothérapie avec hammam. « L'enjeu est de respecter le cachet historique du Ksar en privilégiant les matériaux d'origine mais tout en donnant l'impression qu'il a été épargné par l'usure du temps. » Parallèlement, les concepteurs ont eu l'audace d'intégrer des équipements modernes, à l'image des sanitaires, dont le style hyper design sur fond de murs rouge écarlate ne dépayserait pas Philippe Starck; himself ! Gardée par deux ideuses répliques de dinosaures semblables à ceux qui peuplaient autrefois ces contrées, l'enceinte est accessible au public. Depuis fin 2005, on peut y découvrir une magnifique collection d'objets d'art islamique (tableaux, bijoux, coffres, vêtements traditionnels) au coeur d'une galerie décorée par des spécialistes de la calligraphie et des arabesques. La visite est couplée à un parcours scénographique déclinant, par le biais d'effets visuels et sonores, la thématique des Ksour et celle des animaux préhistoriques. « L'idée est de faire revivre le Ksar avec des figurants qui réactualisent d'anciens métiers spécifiques à ce terroir. » L'exploitation du site englobe des boutiques artisanales, un restaurant proposant une cuisine raffinée à base de spécialités locales et un café « Maure » agrémenté d'une terrasse panoramique sur la vaste plaine. « Le projet a été conçu pour une clientèle sportive plutôt adepte d'aventure que de bronzette. La réhabilitation des Ksour s'y prête fort bien même si celle-ci se heurte au fait qu'il s'agit de biens collectifs pour lesquels la notion de propriété est très ambiguë », explique Nejib Balti, directeur commercial du nouveau complexe de Ksar Ouled Debbab. |
Les châteaux du Désert |
|---|
| Contacts | Mentions légales | Publicité | Confidentialité | HUMEUR VAGABONDE - Tous droits réservés - Côté Loisirs.com - 2006/2007 - Sarl Antilope |
|---|