La moitié du monde, tout du moins du monde littéraire, sait ce que Leopold Bloom fit à Dublin le 16 juin 1904. Car son créateur James Joyce l'accompagne dans ses pérégrinations, à travers la cité pendant mille pages avec un tel soin du détail que le lecteur est capable de reconstituer la vieille ville d'après le récit de l'écrivain. Il existe traditionnellement une opposition du Nord et du Sud de la ville, avec la ligne de démarcation formée par la Liffey. Le
Northside est plus pauvre et ouvrier, tandis que le
Southside est considéré comme plus aisé, occupé par les classes moyennes et supérieures.
Cette division se retrouve dans les codes postaux attribués aux quartiers, le Nord ayant des numéros impairs tandis que les numéros pairs sont attribués aux quartiers Sud. Cette division date d'il y a des siècles, sans doute à l'époque où le comte de Kildare a construit sa résidence au Sud, à l'époque peu développé, et a été rapidement suivi par ses pairs ; quand on lui demandait pourquoi il allait s'installer au Sud, il répondait «
Où je vais me suit la mode ».
Sur les traces des poètes
Les poètes sont à Dublin ce que l'empereur est à Vienne ! Trois détenteurs du prix Nobel de littérature sont nés : William Buttler Yeats, Georges Bernard Shaw et Samuel Beckett. Ces noms font frémir le coeur de tous les amoureux de la littérature. Ils avaient un pub de prédilection et cela profite incontestablement au tourisme. Une visite guidée ponctuée de lectures de leurs oeuvres vous conduira dans les endroits fréquentés par des écrivains comme le
Davy's Birne, le
Mulligan's et le
Palace Bar. Il existe même dans la ville un musée dédié aux écrivains :
le Wrtiten Museum. On y retrouve exposer les souvenirs des poètes irlandais.
Soulignons que la
Chester Beatty Library possède de très nombreux manuscrits, dessins et autres livres rares dont les plus anciens documents remontent à 2700 ans avant JC. Quant aux œuvres artistiques des artistes Irlandais, elles peuvent être contemplées dans de très nombreux lieux situés à Dublin et dans les galeries d’art du centre ville.
Un lieu incontournable : le Temple Bar
La vie nocturne est très animée à Dublin, principalement à Temple Bar (
Barra an Teampaill en irlandais), un ancien quartier huguenot du centre historique de Dublin. Ce quartier doit son nom à William Temple (1628-1699), recteur de Trinity College. Ce lieu touristique est le théatre chaque week-end des enterrements de vie de jeune fille et de garçon. Les autochtones tendent à éviter celui-ci devenu, à leur goût, trop touristiques. Il est formé de petites rues où abondent petites boutiques, restaurants et bars.
Tous les soirs des concerts retentissent mêlant violons et banjos pour produirent des airs entraînants et ce, pour le plus grand bonheur des touristes venus du monde entier. Dublin, ville jeune et colorée, au cachet si particulier, abrite quelque sept cents pubs, sûrement autant de musiciens qu'il y a d'habitants, et une artère commerçante, la rue Grafton, où les boutiques proposent lee dernières créations en matière de mode internationale.
La bière, boisson quasi... nationale !
Mais Dublin est également la ville où l'on boit de la bière brune brassée par le célébrissime Guinness, le plus gros exportateur mondial. La manufacture qui fabrique cette boisson nationale irlandaise, patronne la ville depuis plus d'un siècle. C'est elle notamment qui a rendu possible la restauration de la cathédrale Saint-Patrick et a permis la création de nombreux parcs. C'est tout dire l'importance que porte l'autochtone à ce breuvage ! Et puis, ne dit-on pas que le
Dublinois soupire d'aise en affirmant que le houblon et le malt est un don de... Dieu. Tout un symbole.