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Escapades en Bretagne
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au pays des Abers
Phare
Le phare de l'ïle Vierge se caractérise par sa hauteur de 82,5 mètres faisant de lui l'édifice maritime le plus haut d'Europe. Il fut
construit en 1842 sur un îlot à 1,5 km de la côte.
© Henry SALAMONE


Il faut lever 400 fois le pied pour parvenir au sommet du phare de l'île Vierge...

Escalier en colimaçon intérieur phare de l'ïle Vierge en Bretagne

Infos pratiques

- Préparer votre séjour : Comité départemental du Tourisme du Finistère
+ d'infos sur
www.finisteretourisme.com
- A faire : La visite du phare de l'ïle Vierge
Il fait partie des quatre derniers phares français à être toujours gardienné. il le sera par son ultime gardien jusqu'en 2010. L'accès à l'île Vierge se fait par bateau uniquement.
+ d'infos : Écomusée des Goémoniers - Tél : 02 98 3713 35

- A voir : l'écomusée de Plouguerneau
En partenariat avec l'Urapeda, l'écomusée de Plouguerneau propose aux personnes sourdes et malentendantes, une visite commentée interprêtée en langue des signes. A noter que le samedi 19 décembre à 16 h 30, la visite est exceptionnellement gratuite.
+ d'infos sur www.ecomusee-plouguerneau.fr

 
Une petite heure que la vedette a quitté la rade de Brest et sa mer d’Iroise, une des plus agitée du monde. On approche maintenant du phare de l’île Vierge. Avec ses 82,5 mètres de haut,
c’est le plus haut phare d’Europe.

 
Et
pourtant, il n’est qu’à 1,5 km du rivage. Il paraît que l’intérieur est décoré de plus de 12 000 carreaux d’opaline bleue. De quoi voir la vie de gardien en rose malgré les tempêtes. Car, il faut le dire, le coin est sacrément dangereux. Tout autour, plantés dans la mer, d’énormes blocs de rochers aux formes les plus étranges, échoués là comme des épaves oubliées, font slalomer les navigateurs.

Pour éviter d’écorcher sa coque, il faut connaître les hauts-fonds balisés d’amers. Des histoires de naufrages, on peut vous en raconter pendant que le bateau fend la houle. Pas toujours très catholiques, c’est vrai. Les gens de la côte n’étaient pas des enfants de chœur. Il paraît qu’ils faisaient autrefois des feux la nuit pour attirer les bateaux dans les récifs…

« Et voilà pourquoi on a baptisé le coin “littoral des Naufrageurs », nous explique Roland, un vrai Breton à l’air bourru mais au regard tendre. Autres temps, autres mœurs… Sur la droite, nous nous engageons dans l’Aber Wrac’h. Un fjord de 32 km de profondeur, issu d’une ancienne vallée glaciaire où s’engouffre la mer à marée montante.

Avec ses 32 km de profondeur, c’est le plus important des trois fjords de la côte. L’ambiance change du tout au tout ; le paysage s’est apaisé ; nous voici  abrités des vents. De chaque côté, les collines et les prairies vertes glissent en douceur vers le rivage.

Le bateau peut avancer jusqu’à 10 km : après, l’étroitesse et le peu de profondeur ne permettent plus l’accès. A marée basse, des vasières apparaissent, qui font le bonheur des limicoles : chevalier aboyeur, barge rousse profitent, en compagnie des passereaux et de la sterne pierregarin, de la manne découverte quelques heures.

Retour ensuite vers l’estuaire en longeant la presqu’île de Sainte-Marguerite, une langue de terre qui sépare l’aber Benoît et celui de Wrac’h, bordée de dunes de sable blanc. L’eau y est d’un bleu tropical et il faut en faire le tour pour une balade de trois heures avec panoramas sur l’embouchure des fjords.

Vous ne serez pas épargnés par les vents, certes, mais, comme dit Jane Birkin qui séjourne dans les parages depuis de nombreuses années, « cela décape les idées noires ». Nous voici maintenant sur la route des goémoniers, le champ d’algues le plus grand et le plus riche de la planète ! Des algues qui serviront à la fabrication d’engrais, de cosmétiques  ou d’aliments.

Et de plus en plus aujourd’hui, à la thalassothérapie. L’écomusée de Plouguerneau retrace la vie rude de ces moissonneurs de la mer, qui arrachaient autrefois des bouquets de laminaires par milliers sur les berges et dans les hauts-fonds. Mais tracteurs et navires ont remplacé les fourches et les charrettes tirées par les chevaux…
onglet lire la suite Texte : Catherine GARY

paysage breton
 
Ramassage des algues
chaque année, les bénévoles de l’association Karreg Hir se rassemblent sur les dunes de Penn Enez et dans la grève pour revivre le temps d’une après-midi le métier de goémonier des années 1930-1950. © DR

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Reportages - Décembre 2009
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