Escapades en Midi-Pyrénées
ALBI, la ville Rouge
ou la cité du bien vivre |

Le clocher de la cathédrale Sainte-Cécile est très caractéristique. © Agence Canal Press
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Les crayons c'est pas du bois et de la mine, c'est de la pensée par les phalanges 
Henri de Toulouse-Lautrec
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Dessin de la goulue et Valentin le désossé |
Infos pratiques
- Préparer votre séjour : Office de Tourisme d'Albi
+ d'infos sur www.albi-tourisme.fr
- A faire : Le marché de Noël
Grosse nouveauté pour ce Noël 2009, le déménagement des chalets du marché de Noël, de la place de la Pile à la place du Vigan. Du 11 au 24 décembre, 26 exposants pour 30 chalets prendront d'assaut la place, de 10 heures à 20 heures. D'autre part, un village avec quatre chalets s'installera du 19 au 24 décembre sur la place de la Pile. Des ateliers pour les enfants seront encadrés par des animateurs : pains de Noël, Brico Noël, roses des sables, et contes
- A visiter : le musée Toulouse-Lautrec
Un nouveau parcours vous est proposé : " les incontournables de Toulouse-Lautrec" dans des salles inédites. + d'infos au 33(0)5 63 49 48 70 / www.toulouselautrec.free.fr
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Cité Cathare au riche passé historique, Albi la Rouge, ainsi surnommée par la couleur de ses briques déclinées dans toutes les nuances de rouge, est bâtie sur les rives du Tarn. Cette ville moyenne se range parmi les cités du bien-vivre.
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ille d'art aux trésors exceptionnels, Albi joint à ces attraits des monuments uniques : la Basilique Sainte Cécile, le Palais de la Berbie abritant le musée Toulouse-Lautrec, le Pont vieux et les berges florentines du Tarn, les beaux hôtels particuliers et les anciens quartiers... Ces mêmes vieux quartiers pittoresques qui se prêtent à de paisibles flâneries et à de nombreuses et agréables surprises gastronomiques. Mais Albi est aussi un centre touristique important entre les Gorges du Tarn et les Pyrénées.
Tantôt rouge, tantôt vert, le Tarn baigne le pied d'édifices incomparables. Un promontoire d'une vingtaine d'hectares dominant une boucle du Tarn ; un triangle parcouru de monticules ou de puechs, appelés Castelviel, Saint-Salvi ou Beringuier. C'est dans cet étroit espace que se love jusqu'à la Révolution Albi. Calfeutrés derrière deux kilomètres de remparts de huit à dix mètres de hauteur et trois mètres d'épaisseur, pas moins de 8 000 à 9 000 habitants s'y entassent.
Ainsi corsetée, la ville put traverser sans trop de drames les trois périodes troublées qui désolèrent le Languedoc : la croisade des Albigeois, la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. Lorsque se développa le catharisme dans le Midi de la France, Albi et ses vicomtes, les Trencavel, se trouvèrent placés au premier rang comme en témoigne le nom d'Albigeois donné alors aux cathares du Languedoc et à la croisade qui suivit. Au milieu de ce drame, Albi sut judicieusement éviter sièges et massa
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-cres qui saccagèrent tant de cités du Midi. Si au nord la vieille ville est délimitée par le Tarn, elle se concentre à l'ouest et au sud, entre l'actuelle place du Calvaire et le kiosque à musique, en suivant le cours de l'ancien ruisseau du Boudidou.
Le démantèlement des remparts se fit en majeure partie en 1761, alors que commence une série de travaux d’aménagements qui donnera à la ville son visage contemporain. Du rempart médiéval ne reste aujourd'hui qu'un morceau de la tour de l'hôtel du Bosc, aménagé en terrasse, face au monument aux morts.
Tout autour de la cathédrale, dans un enchevêtrement de ruelles superbement restaurées, le « Vieil Alby » a conservé ses maisons à colombage et encorbellements. Elles succèdent aux hôtels particuliers, plus aristocratiques, le long de rues étroites. Pour mieux apprécier ce coeur historique, trois sentiers balisés sont à votre disposition : la découverte du patrimoine à travers les quartiers anciens, témoignages de l'époque médiévale et Renaissance, les sentiers des jardins cachés et le parcours pour enfants.
Autre
possibilité de voir Albi autrement : la promenade en bateau à fond plat (gabarre) sur le Tarn qui reprendra ces navette au mois de juin et ce, jusqu'à mi-septembre. Enfin, l'échappée verte, soit trois kilomètres de randonnée en plein coeur de la ville, (sentier des berges, sentier sauvage et sentier de la Mouline) permettent une approche fort intéressante de la cité.
Texte : Alexandre CHEVANT
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Le Palais de la Berbie vu côté cour - © Alexandre CHEVANT
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Cette représentation de Sainte Cécile que l'on peut voir dans la cathédrale, est inspirée de la sculpture de Stefano Maderno. © Alexandre CHEVANT |
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