Escapade en Champagne-Ardennes
REIMS,
une sacrée envolée ! |

La cathédrale Notre-Dame a été édifiée au XIIIe siècle. © Agence Canal Press
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Dépose tes colliers, Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré.
L'archevèque Saint-Rémi
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Son sourire énigmatique lui valut le surnom de
"Sourire de Reims" ou "Ange au sourire",
appellation devenue emblématique |
Incontournable : le biscuit rose
Eric BERACASSAT
Bousculé par l’histoire, courtisé par les puissants, apprécié de tous, le biscuit rose de Reims est devenu symbole de fête et d’art de vivre. Créé en 1691, le biscuit rose est un des fleurons de la ville de Reims. Toujours associé au champagne et à la fête, aujourd’hui il s’ impose dans de nombreuses recettes culinaires. Résistant aux affres du temps qui passe, le petit biscuit traverse l’histoire non sans encombre.La maison Fossier reprise depuis 1996 par un professionnel de la biscuiterie connaît un nouveau développement basé sur l’innovation : nouveaux produits et pains d’épices. Pour faire découvrir la totalité de sa gamme, soit une cinquantaine de références à ce jour, les responsables ont ouvert leurs propres magasins. + d'infos sur www.fossier.fr |
Infos pratiques
- Pour préparer son séjour Office de tourisme de Reims
Tél. : 03 26 77 45 00 - www.reims-tourisme.com
Sortir Reims : www.cityvox.fr
- A ne pas manquer : Noël Champagne 2009 jusqu'au 17 janvier 2010
www.noelsdechampagne.com
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Depuis le 10 juin 2008, le TGV Est européen a mis la ville à quarante minutes de Paris. Plus d’excuses pour ignorer Saint-Remi, sa basilique et bien d’autres merveilles. Sans oublier la très belle cathédrale qui vit défiler bon nombre de rois...
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ais si, souvenez-vous, c’est à Saint Remi qu’on doit le fameux pacte scellé entre l’église et l’état. C’est lui encore qui baptisa Clovis en décembre 498 et qui inaugura le couronnement des rois à Reims. Et la basilique qui porte son nom a fêté en grande pompe son millénaire en 2008, avec une nuit de Noël retransmise en eurovision, plein de belles manifestations et une sacrée mise en lumière.
Et pour ne pas oublier ce saint évêque, la grande couronne suspendue dans la nef romane compte quatre-vingt-seize lumières : le nombre d’années qu’il a vécues. Et puis, détail peu connu, à l’intérieur de son magnifique tombeau se cache la Sainte ampoule, l’huile sacrée qui servait à oindre le front des rois. Une huile essentielle, qu’il aurait été sacrilège de sortir de son reliquaire en dehors de ces cérémonies exceptionnelles.
Bien sûr, il ne faut pas pour autant oublier la cathédrale et son fameux Ange au sourire, une petite merveille de la statuaire gothique miraculeusement épargnée lors des bombardements qui s’acharnèrent sur l’édifice durant la première guerre mondiale. Un ange qui vit passer sous son portail pas moins de trente-trois rois de France venus ici se faire couronner a de quoi garder éternellement le sourire…
Mais si ces fleurons du roman et du gothique témoignent encore de la grandeur passée de Reims, c’est en art déco que le reste de la ville “profane“ s’est remise de ses ruines. Les façades aux lignes sobres et aux décors de mosaïques agrémentés de vitraux animent certaines rues du centre et lui donnent un style particulier
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et si caractéristique. A commencer par la bibliothèque Carnegie, un chef d’œuvre du genre dont les travaux furent financés par l’industriel américain du même nom. Passée la grille en fer forgé, on découvre un dallage en marbre onyx vert surmonté d’un lustre en verre teinté en forme de lanterne. A l’intérieur, des mosaïques avant la salle de lecture éclairée par une grande verrière qui diffuse une douce lumière dorée sur les visages concentrés...
Mais Reims, c'est aussi la capitale du champagne. Plus de 20 000 vignerons dans la région, 285 maisons de champagne, 320 millions de bouteilles vendues l’an dernier ! Le vin du sacre des rois peut être aux anges lui aussi. Pas étonnant qu’on en fasse encore une histoire de moines. C’est, dit-on, Dom Pérignon, un bénédictin de l’abbaye d’Hautvillers, qui découvrit la prise de mousse.
Mais il fallut en fait plus de temps pour pacifier ce vin “saute-bouchon“. Des dizaines de kilomètres de caves courent dans les sous-sols crayeux de la ville. Un vrai gruyère pas près de s’écrouler où reposent au minimum pour quinze mois les bruts et pour trois ans les millésimés. Certaines caves sont d’anciennes carrières, exploitées depuis la nuit des temps.
C’est le cas de la Maison Ruinart, près du centre ville, qui a sans doute les galeries les plus remarquables. Vous descendez d’abord un impressionnant escalier et, trente mètres plus bas, vous voilà au cœur d’anciennes crayères classées Monument Historique. D’immenses cathédrales souterraines dans lesquelles reposent religieusement des millions de bouteilles qui gardent le gaz carbonique sous haute pression !
Texte : Catherine GARY
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La basilique Saint-Rémi et le musée - © OT de Reims
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Plus de 20 000 vignerons dans la région, 285 maisons de champagne, près de 320 millions de bouteilles vendues en 2008, Reims demeure la capitale du champagne.
© Agence Canal Press |
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