ncontestablement, les volcans ont apporté à l’Auvergne des sources volcaniques dont certaines ont la particularité d’être extrêmement chargées en carbonate de calcium. Ainsi, à Saint-Nectaire, on a recensé environ une cinquantaine de sources chaudes et froides fort appréciées depuis le 1er siècle par les Romains qui se rendaient quotidiennement aux bains et aux thermes.
Parmi ces lieux figurent les Bains des Grottes du Cornadore qui suivent un parcours semblable aux bains initiaux et ses eaux ont été utilisées pour prodiguer des soins thermaux. La présence de l'arsenic servait sans doute à soigner la peau et à guérir les plaies. Des baignoires romaines furent découvertes dans ces cavités.
Et d'après les spécialistes, c ’est ici et aux Fontaines Pétrifiantes de Saint- Nectaire que l’on comprend vraiment l’importance hydrominérale de ces villes thermales qui jalonnent le Massif Central. Aussi, pour mieux apprécier ce phénomène, nous nous sommes rendus sur
le site des Fontaines Pétrifiantes.
La visite commence par la grotte creusée voici 200 ans par Michel Papon pour alimenter ses fontaines. On remarque de suite les animaux empaillés, pétrifiés par le calcaire de l’eau. Plus on avance, plus l’atmosphère est moite. Ici, la source sort à plus de 50°.
L'exploration continue par une sombre galerie le long de laquelle coulent deux petits canaux d’une trentaine de centimètres de large et vingt centimètres de profondeur. "
Nous filtons l'eau de la source par des copeaux de bois clair explique Eric Papon, propriétaire des lieux.
’Ils absorbent ainsi le fer qu’elle contient. Il est important que l'eau arrive la plus limpide possible jusqu’au sommet des fontaines".
Quant à la quantité de copeaux, elle varie d’un canal à l’autre pour que l’eau garde ou non un peu de ce fer qui teintera le calcaire et les objets. La visite se poursuit par les ateliers de moulage, vé-