| Sanaa, sur le toît du Yémen
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Il faut voir Sanaa, même si le voyage est long »... Ce proverbe arabe en dit long sur la beauté de la capitale yéménite. © Réza A. NADERI |
Située à 2 300 mètres, dans le nord du Yémen, Sanaa est une des plus anciennes villes du monde. La cité antique, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, déploie une effervescence surprenante pour un cadre aussi ancien.
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ne caractéristique que l’on retrouvera dans les villages forteresse des hauts plateaux où les maisons faites de très vieilles pierre abritent depuis des générations ceux qui furent les descendants de la légendaire Reine de Saba.
On ne manquera pas son Musée national où découvrir l’art et la technique des inscriptions et de la statuaire sud-arabiques et, bien entendu, le souk de la vieille ville avec ses marchés offrant chacun un visage différent.
Se perdre dans les ruelles aux murs imposants de pisé est un véritable voyage dans le temps. Une flânerie en toute sécurité parmi les couleurs vives et les senteurs d’épices et d’aromates.
Ville carrefour au cœur des voies caravanières de la myrrhe et de l’encens, Sanaa se découvre idéalement depuis le Bab el Yémen, la grande porte monumentale percée dans la muraille de la vieille ville, d’où l’on accède directement au souk.
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Ce dernier, avec une dizaine de marchés et une quarantaine de corporations est le cœur vivant de la cité accueillant une quinzaine de caravansérails et près de 1 500 échoppes. Marchands de grains, de tissus, de raisins secs, de bétail, ferronniers, étameurs, menuisiers, fabricants des fameux djanbiyas, ces poignards recourbés emblématiques et inséparables de l’homme Yéménite et, enfin, vendeurs d’encens et de myrrhe, tous ces métiers font revivre le Yémen de ces temps reculés que racontent les fables et légendes des Mille et une Nuits.

© Réza A. NADERI |
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© Réza A. NADERI |
Le qat est une plante dont les feuilles aux vertus euphorisantes sont appréciées par la population qui en consomme le soir surtout, entre proches et amis, jusqu’à une heure avancée de la nuit.
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© Réza A. NADERI |
La cérémonie du qat
A Sanaa, le cours de l’histoire s’est arrêté pour le plaisir des yeux, celui de savourer un thé, de converser avec les commerçants affables, ou de faire des emplettes dans un décor d’un autre temps.
On ne manquera pas, après la balade dans le souk ou le long des jardins potagers de finir sa journée, après le dîner, dans un de ces « mafrajs » ou salles d’apparat perchés au dernier étage des maisons.
On peut
siroter un thé en compagnie de ses hôtes, voire fumer une chicha et assister à la cérémonie du qat, rituel convivial par excellence auquel ne saurait se dérober quiconque souhaite participer au quotidien des Yéménites.
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Musique et danse : une tradition forte
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Faisant appel aux symboles d'une culture plurimillénaire et alliant intimement paroles, voix et instruments, la musique réconcilie l'individu avec les contraintes sociales. C'est en ce sens que, pour les Yéménites, elle est "une médecine de l'âme". |
La musique au Yémen est très liée à la poésie, accompagnant sous forme de méloppée les proses amoureuses si chères aux peuples d'Arabie, notamment lors des longues après-midi de qat où l'on invite musiciens et poètes. Mais la musique est le complément artistique indissociable à la danse. Sur les hauts plateaux, on distingue deux danses traditionnelles : la Le'ba (Elle se danse à deux, mais hommes et femmes séparés, en se tenant par la main, et la Ba'ra, une danse collective (de 3 à 20 danseurs uniquement masculins), interprétés lors de fêtes (mariages, réceptions, ...).
Chaque tribu, chaque village danse sa propre Ba'ra. C'est aussi un signe de distinction tribal très fort. On peut observer régulièrement cette danse près de Sana'a, sur le plateau de Wadi Dhar, tous les vendredis matins, pour célébrer les mariages, ou sur les places des villages des Hauts-Plateaux. |
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