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Idées de Séjours
 

Sardaigne et ses Muralès
La Nuraghe, construction en forme de tour (photo du haut) et les Muralès (photo du bas) restent des symboles forts de l'histoire de la Sardaigne

Des "Murales" pour dialoguer ?
Autres curiosités propres à la Sardaigne : les « muralès », des peintures murales qui expriment souvent la colère et des opinions politiques, plus rarement la joie.

On peut en admirer un peu partout sur l’île mais la petite ville de Fonni en est pleine. Lancées dans les années 70, ces peintures naïves traitent notamment de l’exode rural et de l’émigration : beaucoup de Sardes ont dû quitter leurs villages pour trouver du travail. S’ils témoignent de l’histoire locale, ces « muralès » ont aussi l’avantage d’égayer des villages qui manquent souvent de charme.

Une expression artistique sociale
Il n’est pas rare, en effet, de voir des petits immeubles inachevés et des habitations à l’architecture sans grand cachet. Fonni n'est pas le seul village à être recouvert de « muralès ». à l'image d' Orgosolo, longtemps considéré comme le fief des nationalistes et le "repaire des brigands". On raconte dans ce village qu'au cimetière 8 morts sur 10 ont été victimes  de la violence. Mais la réputation du village tient aussi au fait que le réalisateur Vittorio di Seta y tourna son film "Banditi a Orgosolo".

Pinuccio Sciola, est le premier à avoir peint en Sardaigne, à San Sperate en 1968. Après un séjour au Mexique en 1971, il a repris dans son île cette forme d'expression enrichie de cette nouvelle expérience. A la question posée par Paolo Pillonca dans un article "C'era unà volta un paese museo" dans L'Unione Sarda publié le 15 octobre 1978 « qu'y a-t'il derrière cette demande de "murales ?  » il répond: « essentiellement la découverte d'un extraordinaire instrument d'autodétermination expressif. Le mur n'est pas un moyen de communication autoritaire, venant d'en haut. Au contraire il permet de communiquer horizontalement à la base, comme ce n'est pas possible par exemple avec la presse. Les gens s'aperçoivent que les phrases ou les slogans qui s'écrivaient à la peinture la nuit peuvent se traduire en images à la lumière du soleil  ».



Située juste sous la Corse, la Sardaigne regorge de sites archéologiques et reste préservée du tourisme de masse. Un lieu idéal pour jouer les randonneurs en profitant des joies de la mer et de la montagne. Découverte d'une terre chargée d'histoire.
onglet lire la suite Texte et photos : Alexandre CHEVANT
B
ordée d’un côté par les montagnes calcaires du Supramonte d’Oliena, et de l’autre par celles du Supramonte de Dorgali, la magnifique vallée du Lanaittu sert de limite entre ces deux communes. Cette vallée verdoyante, où se côtoient toutes les essences méditerranéennes, recèle une grande quantité de grottes, de sources, et de lacs souterrains. De nombreuses ruines de l’époque nuragique, où ont été découverts d’importants restes de cette antique civilisation qui date de l’âge du fer ( statuettes en bronze, ustensiles en terre cuite, etc... ), preuves qu’elle a été habitée depuis la plus haute antiquité.

C’est un paradis pour l’archéologue, le spéléologue, le géologue et pour tous ceux, scientifiques ou non, touristes curieux, sportifs en mal de randonnées, qui savent regarder, même si certains bergers vous diront « que la politique de bonification a lacéré des dizaines d’hectares comme une plaie cruelle dans le vert uniforme du manteau de végétation de hautes futaies et de maquis méditerranéen, ravageant certains territoires de grand intérêt archéologique ».

Un accès caché par la nature

C’est au creux de cette vallée que s’élève la roche de Tiscali. Elle surgit de nulle part, comme un gigantesque et menaçant bastion, barré au nord par une profonde fissure, appelée par les autochtones « Curtigia di Tiscali ». Elle sépare ce gendarme en deux morceaux comme par un formidable et terrible coup d’épée. En marchant, on s’élève le long de cette roche par un large chemin forestier. Puis, après avoir abandonné celui-ci, on progresse par une piste de charbonnier, abrupte et caillouteuse qui progressivement se fait moins sûre, et de plus en plus raide sous les chênes verts et les genévriers.

Ceux-ci freinent le ravinement de cette falaise. Laissant le chemin pour continuer vers d’autres lieux, on se faufile au travers d’une étroite fente dans la roche. Ce passage obligé est facilement contrôlable et défendable, ce qui a permis aux Sardes de la période nuragique, rudes montagnards, d’opposer aux envahisseurs romains une opiniâtre résistance au cœur de cet ultime rempart pendant une quarantaine d’années. Le sentier continue sur une vire, le long d’imposants remparts à droite et à gauche du vide caché par les cimes des arbres.
C’est en progressant ainsi que l’on arrive au sommet. De là, on découvre une magnifique vue sur les montagnes environnantes, la vallée et le maquis de la forêt. En se penchant au bord, on découvre la doline, un effondrement de la partie supérieure de la cavité dans le calcaire formant ainsi une sorte de cratère. A l’intérieur de cette vaste cuvette fermée, les Sardes ont édifié un village. Au centre, s’érige un énorme bloc rocheux entouré de chênes verts et de végétation offrant ombrage et nourriture aux animaux et aux hommes. Sur le flanc nord-est s’ouvre une grande cavité, sorte de fenêtre faisant office de cheminée, qui permettait l’aération et l’évacuation des fumées.

Grotte
Lino Antonio Fancello a fière allure, adossé à un énorme bloc de calcaire. Depuis une dizaine d’années, cet îlien « amoureux de sa terre » veille sur ce trésor. Membre de l’association Ghivine, qui gère quatre sites naturels de l’ île, il surveille nuit et jour les vestiges de cet ancien village préhistorique accessible uniquement à pied.

Une datation difficile
«  A l’origine, cette doline était vraisemblablement une grotte, explique-t-il. A la suite des bouleversements de l’écorce terrestre, la voûte s’est écroulée et l’ensemble a été colonisé par la flore. Le phénomène karstique, qui s’est produit pendant des millions d’années, a donné naissance à tous ces rochers mais aussi ces grottes, ces gouffres et ces résurgences aux dimensions impressionnantes. »

Même s’il est difficile de dater avec précision la construction des petites habitations que l’on découvre sur le site -  aucune fouille officielle n’a été effectuée -, historiens et archéologues s’accordent sur  un point : la présence de l’homme à Tiscali est à relier avec la vallée de Lanaitto qui s’étend plus bas, couverte de chênes-lièges et de genévriers.



Bon à savoir
Y aller : Il est possible d'accéder à l'île de deux manières.
- La première est par des moyens de transport aérien via les aéroports de Cagliari-Elmas (au sud), d'Alghero et d'Olbia. Ils sont desservis à partir des aéroports internationaux de Rome, Milan et Naples. On peut constater que les vols directs France - Sardaigne sont rares (seulement pendant la période estivale).
- La seconde est le moyen le plus direct pour se rendre en Sardaigne depuis la France. Il s'agit du Ferry, qui a comme avantage le fait de pouvoir partir avec sa voiture, et comme inconvénient le temps de la traversée. Pour la France, ont trouve des départs de Marseille et Toulon vers Porto Torres, mais également de Bonifacio vers Santa Teresa di Gallura.
- Plusieurs agences spécialisées dans la marche à pied proposent des circuits en Sardaigne.
WEB MALIN
/www.touristie.com

 
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