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La Nuraghe, construction en forme de tour (photo du haut) et les Muralès (photo du bas) restent des symboles forts de l'histoire de la Sardaigne |
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Située juste sous la Corse, la Sardaigne regorge de sites archéologiques et reste préservée du tourisme de masse. Un lieu idéal pour jouer les randonneurs en profitant des joies de la mer et de la montagne. Découverte d'une terre chargée d'histoire. |
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C’est un paradis pour l’archéologue, le spéléologue, le géologue et pour tous ceux, scientifiques ou non, touristes curieux, sportifs en mal de randonnées, qui savent regarder, même si certains bergers vous diront « que la politique de bonification a lacéré des dizaines d’hectares comme une plaie cruelle dans le vert uniforme du manteau de végétation de hautes futaies et de maquis méditerranéen, ravageant certains territoires de grand intérêt archéologique ». Un accès caché par la nature C’est au creux de cette vallée que s’élève la roche de Tiscali. Elle surgit de nulle part, comme un gigantesque et menaçant bastion, barré au nord par une profonde fissure, appelée par les autochtones « Curtigia di Tiscali ». Elle sépare ce gendarme en deux morceaux comme par un formidable et terrible coup d’épée. En marchant, on s’élève le long de cette roche par un large chemin forestier. Puis, après avoir abandonné celui-ci, on progresse par une piste de charbonnier, abrupte et caillouteuse qui progressivement se fait moins sûre, et de plus en plus raide sous les chênes verts et les genévriers. Ceux-ci freinent le ravinement de cette falaise. Laissant le chemin pour continuer vers d’autres lieux, on se faufile au travers d’une étroite fente dans la roche. Ce passage obligé est facilement contrôlable et défendable, ce qui a permis aux Sardes de la période nuragique, rudes montagnards, d’opposer aux envahisseurs romains une opiniâtre résistance au cœur de cet ultime rempart pendant une quarantaine d’années. Le sentier continue sur une vire, le long d’imposants remparts à droite et à gauche du vide caché par les cimes des arbres. |
C’est en progressant ainsi que l’on arrive au sommet. De là, on découvre une magnifique vue sur les montagnes environnantes, la vallée et le maquis de la forêt. En se penchant au bord, on découvre la doline, un effondrement de la partie supérieure de la cavité dans le calcaire formant ainsi une sorte de cratère. A l’intérieur de cette vaste cuvette fermée, les Sardes ont édifié un village. Au centre, s’érige un énorme bloc rocheux entouré de chênes verts et de végétation offrant ombrage et nourriture aux animaux et aux hommes. Sur le flanc nord-est s’ouvre une grande cavité, sorte de fenêtre faisant office de cheminée, qui permettait l’aération et l’évacuation des fumées.
Une datation difficile « A l’origine, cette doline était vraisemblablement une grotte, explique-t-il. A la suite des bouleversements de l’écorce terrestre, la voûte s’est écroulée et l’ensemble a été colonisé par la flore. Le phénomène karstique, qui s’est produit pendant des millions d’années, a donné naissance à tous ces rochers mais aussi ces grottes, ces gouffres et ces résurgences aux dimensions impressionnantes. » Même s’il est difficile de dater avec précision la construction des petites habitations que l’on découvre sur le site - aucune fouille officielle n’a été effectuée -, historiens et archéologues s’accordent sur un point : la présence de l’homme à Tiscali est à relier avec la vallée de Lanaitto qui s’étend plus bas, couverte de chênes-lièges et de genévriers.
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