CARNET PRATIQUE
Partir - Aer Lingus assure 3 vols directs quotidiens depuis Paris-CDG. Depuis Toulouse, Marseille, Lyon, Bordeaux : 1 vol direct quotidien. www.aerlingus.com - Ryanair(à partir de 10 euros l’aller à certaines conditions). 5 vols directs/jour depuis Paris et nombreux départs depuis la province.
www.ryannair.com Préparer son séjour
- La carte d’identité suffit.
- Office national du tourisme irlandais, 33, rue de Miromesnil. 75008 Paris www.irlande-tourisme.fr - Le Dublin Pass vous donne accès à 27 sites majeurs de la ville. Il vous propose aussi des réductions sur certains théâtres, restaurants et visites de la ville.
Validité de 1 à 6 jours.
www.dublinpass.ie - Heure : une heure de moins en Irlande toute l’année - Monnaie : euro Hébergement Sachez d’abord que la gentillesse de l’accueil est légendaire, quel que soit l’hébergement choisi.
- N°31 Guesthouse,
Lesson Close, Dublin
Au cœur du centre animé et du quartier Géorgien, une vaste maison très cosy et design et le meilleur breakfast de la ville… 175 euros la chambre, petit déj. Inclus.
- Rathsallagh House, Golf
& Country Club,
Dunlavin, Co. Wicklox
Situé
près de Glendalough, ce grand manoir de rêve au milieu d’un parc de 265 ha. Excellent restaurant. 99 € /pers. www.rathsallagh.com
Gastronomie La cuisine irlandaise est passée des recettes campagnardes traditionnelles à une gastronomie très raffinée à base d’excellente viande d’agneau, de bœuf ou de porc, de poissons et de fruits de mer. Allez dîner, pour l’ambiance, dans l’un des nombreux pubs de Temple Bar, très animés le soir. Pour les restaurants, le choix est vaste
-L’Ecrivain restaurant,
109a Lower Baggot Street
C'est l’un des meilleurs restaurant dans un cadre contemporain très élégant. Cuisine irlandaise inspirée par la France. Menus à 25 €
www.lecrivain.com
A voir aussi ... - La Guinness Store House,
Une institution depuis 1759. Dans cette ancienne usine de fermentation vous apprendrez même à “tirer une pinte“. Du bar installé au septième étage, vue panoramique sur toute la ville.
- Une session de musique irlandaise et de danse “ceili“ le soir dans un pub mandoline, violon, flageolet et bodhran pour vous laisser emporter par leur rythme endiablé. www.guinness-storehouse.com A lire
Ces guides édités chez Gallimard et le guide du Routard sont disponibles dans les bonnes librairies et certaines grandes surfaces.
Revue de Web www.discoverireland.com Le site officiel de l’Irlande avec des généralités sur le pays et ses différentes régions, des indications sur ce qu’il faut voir et faire, des conseils pour organiser son voyage ainsi qu’un vaste choix d’hébergements. -
Irlande Dublin, balades artistiques au coeur de la Cité L’histoire tourmentée des siècles passés a fait place aux rues affairées, aux boutiques branchées, aux pubs chaleureux sur fond d’architecture géorgienne et de textes littéraires. Tout ce qu’il faut pour passer un week-end de rêve.
Petite balade matinale autour de College Green, entre le bâtiment imposant de la Bank of Irland, qui fut un temps le Parlement, et le mythique Trinity College. En plein cœur de ville, à l’heure où les magasins s’éveillent, une foule cosmopolite se presse déjà dans les rues, le long des vitrines à la mode, des restaurants et des tavernes. Hommes d’affaires, employés ou étudiants, la journée commence. Trinity Collège, c’est l’emblème culturel de Dublin. Fondé en 1592 par Elisabeth 1re, il vit passer les plus grands écrivains irlandais. Ce havre de paix où les jardins se succèdent garde deux trésors inestimables.
La Old Library qui conserve dans son enfilade de travées plus de 200 000 livres anciens et le plus précieux manuscrit du Moyen Age Irlandais : le Book of Kells, magnifiquement exposé dans un petit musée attenant. Les enluminures qui ornent les quatre Evangiles rédigés en latin datent du 9è siècle, certaines couleurs étant venues d’Orient… Tout près, un flux perpétuel encombre déjà Grafton Street, la rue piétonne la plus commerçante de la ville, grouillant de grands magasins, de boutiques à la mode, de designers
Four Courts sur les quaies de la Liffey / DR
Des quartiers Géorgiens qui affichent une exentricité très distinguée
La rue vous mène à St Stephen Green, un parc romantique de 9 ha où les gens flânent le long des parterres de fleurs et sous les allées boisées qui bordent le lac. Les écrivains y sont à l’honneur : on y croise le buste de James Joyce et une stèle à la mémoire de Yeats, le plus grand poète irlandais. Tout autour, les maisons de style géorgien forment un écrin, comme à Merrion square, qui a, par bonheur, résisté à la fièvre dévastatrice des promoteurs dans les années 60. Dans le quadrillage des rues qui longent le jardin, où un flegmatique Oscar Wilde en bronze semble vous regarder passer, l’élégance architecturale du XVIIIè siècle a été conservée.
Ces hautes bâtisses en briques sont typiques de l’art Géorgien adopté à l’époque par les familles bourgeoises qui voulaient rivaliser d’élégance avec les autres capitales d’Europe. Les portes jaune vif, vert émeraude, bleu canard ou noires affichent leurs couleurs vives et leurs jolis heurtoirs en laiton. Coiffées d’un éventail vitré et encadrées de colonnes toutes blanches, elles donnent au quartier, avec les balcons en fer forgés aux fenêtres, un air de fantaisie très « upper class »
Des écrivains au caractère trempé et le centenaire Francis Bacon
L’air de Dublin doit être propice aux fortes personnalités. Swift, Oscar Wilde, Samuel Beckett, James Joyce ont hanté les rues, fréquenté les cafés. Leur point commun ? Une audace certaine et beaucoup d’anticonformisme. Des Voyages de Gulliver du premier aux monologues d’Ulysse, la littérature irlandaise a franchi allègrement les frontières. Pas toujours gais ces écrivains, mais esprits acerbes et sarcastiques c’est certain. Ils ont marqué leur passage.
Un Musée des Ecrivains leur est d’ailleurs consacré à Panell Square, dans un manoir géorgien. Et ce n’est pas tout. Côté peinture, la ville s’apprête à célébrer le 28 octobre, avec l’exposition A Terrible Beauty, le centenaire de la naissance à Dublin d’un de ses plus grands peintres, Francis Bacon, un artiste génial lui aussi et sulfureux. Ses corps déformés, disloqués, tordus en des gestes quasi acrobatiques rendent l’homme à son animalité de chair sanglante, à sa violence et à sa solitude. L’atelier du peintre est également transféré à Dublin dans ses moindres aspects. Un événement majeur.
A quelques encablures : le site monastique de Glendalough
A une heure de route au sud de Dublin, près des montagnes de Wicklow, les vestiges de Glendalough, l’un des plus beaux monastères d’Irlande, sont l’un des lieux favoris des dublinois pour leur balade dominicale. Fondé au VIè siècle par l’ermite Saint Kevin, il fut un grand centre religieux pendant plus de 600 ans malgré les razzias fréquentes des Vikings. Si aujourd’hui ses ruines ne racontent qu’une part infime de son histoire, elles sont l’occasion de très belles promenades sur les nombreux sentiers qui jalonnent le parc, à travers les prairies et le long des deux grands lacs. On y découvre des curiosités architecturales comme cette étrange tour ronde, haute de 33 mètres et très étroite, coiffée d’un toit conique, qui devait tenir lieu de phare terrestre pour les pèlerins perdus dans la campagne.