CARNET PRATIQUE
Partir
- La Royal Air Maroc assure un vol direct quotidien Paris-Agadir. Départ Orly : 249 € A/R.TTC.
- Via Casablanca : depuis Paris, Lyon et Marseille : 449 € A/R.TTC
+ d'infos : www.royalairmaroc.com
- Low cost : Transavia Airlines. Paris (Orly)-Agadir : 4/sem, à partir
de 204€ A/R
+ d'infos : www.transavia.com
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Préparer son séjour
- Le passeport en cours de validité est demandé. Pas de visa si le séjour ne dépasse pas trois mois.
Bon à savoir : toutes les saisons sont bonnes dans le Sud marocain. Les amateurs de farniente préfèreront sans doute l’été, mais le printemps et l’automne sont les saisons idéales pour découvrir l’arrière-pays d’Agadir.
La température y est très agréable. L’hiver aussi reste clément et il est possible de se baigner presque tous les jours.
- Office national marocain
du tourisme
161, rue Saint Honoré, 75001 Paris
- Tél. : 01 42 60 63 50
www.tourisme-marocain.com
Hébergement
- Hôtel Sofitel Royal Bay Resort***** à Agadir.
Une architecture de kasbah dont la décoration mêle la tradition à la modernité la plus raffinée, une plage de sable fin bordée de palmiers et entre les deux, un dédale de jardins, de pelouses, de piscines et de bassins. Un charme aux senteurs orientales très présentes aussi au Spa
Gastronomie
- Couscous Bidawi aux sept légumes, tagine aux pruneaux, tagine de poisson, pastilla au pigeon… la cuisine marocaine s’est enrichie d'influences multiples. Les Berbères lui ont transmis le sens des aliments simples, les dattes, le lait et le pain, leur nourriture de base, tandis que les Arabes ont apporté le raffinement de l'Orient et le parfum des épices venues d’ailleurs.
Des Omeyyades de Syrie, elle a hérité les pâtisseries à base de miel, d'amandes et de pistaches et des Andalous, les mets sucrés et salés ; le tout arrosé d’un thé à la menthe bien concentré.
Guides à consulter
- Le Guide Bleu
Excellente introduction à l’histoire et à la culture du Maroc. Des visites hiérarchisées par des étoiles, une foule d'informations pratiques, 48 cartes et plans...
- Géoguide Gallimard
Une excellente alternative entre guide bleu et Routard avec en plus : une mise en page raffinée, des plans à vol d’oiseau, une belle iconographie et un carnet d’adresses.
Revue de web
- www.agadir-info.com
tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire de la ville, les curiosités, les hébergements, les festivals, les infos pratiques.
- www.goagadir.com
portail touristique de la station balnéaire. Sports et loisirs, shopping, plages, excursions, restaurants…
- www.taroudant.info
Un site très vivant sur l’histoire, la vie quotidienne et les infos pratiques de la ville
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Maroc
AGADIR, la balnéaire
côté terres et traditions berbères
A perte de vue les plages se profilent du haut de la vieille kasbah, attrait majeur pour les inconditionnels du tourisme balnéaire. Pourtant, à quelques kilomètres en direction de Taroudannt, un autre Maroc, ancré dans ses traditions, dévoile ses facettes.
Par Catherine GARY
En février 1960, un tremblement de terre faisait ici plus de 13 000 morts, laissant derrière lui ruines et population sous le choc. Aujourd’hui, la vie a repris, le drame semble oublié, une ville blanche s’est construite au pied de la kasbah, sur la colline où seuls quelques remparts ont résisté, mémoire du drame qui s’est joué. Et Agadir égrène désormais, au fil de ses plages sans fin, résidences, hôtels, clubs de vacances rivalisant d’offres et de tarifs attrayants qui voient affluer les vacanciers sur sa côte abritée. Plus de 300 jours d’ensoleillement par an, de quoi paresser presque toute l’année à l’ombre des palmiers… Les curieux se lèvent tôt s’ils veulent profiter de l’effervescence du port sardinier et assister au déchargement des bateaux.

© Eric BERACASSAT |

© Agence Canal Press |
Les cagots débordants de poissons argentés frais pêchés sont immédiatement portés à la criée, tout près, pour la vente. Ici et là, des bateaux en construction arborent leur carcasse encore ajourée, perchés sur des échafaudages. L’odeur est forte et le sol glissant mais le spectacle vaut le coup d’œil. Le musée du Patrimoine Amazighe lui aussi mérite une visite à ses collections impressionnantes de bijoux anciens, de tapis, de broderies, d’instruments de musique… Pour le reste, Agadir, il faut le reconnaître, n’a pas le caractère des autres villes marocaines. Mais il est un point de départ idéal pour découvrir l’arrière-pays, et en particulier la région de Taroudant, terre de l’arganier
Taroudannt, la “petite Marrakech”
C’est ainsi qu’on appelle dans la région cette ancienne capitale du Sous, à 80 km d’Agadir. Il suffit d’un tour des remparts bastionnés et crénelés pour comprendre sa grandeur passée. Principauté almoravide au XIe siècle, capitale de la dynastie saalienne au XVIe, elle perdit peu à peu de son importance et s’installa dans la vie tranquille, un brin suranné, qu’on lui connaît aujourd’hui et qui fait son charme, si différent de celui de la cité balnéaire. Peu de touristes, sauf dans le souk où l’on vient dénicher de vieux bijoux berbères dans la pénombre des échoppes. Ou bien des tissages, des tapis, des babouches au milieu des étals odorants d’épices et de fruits.

© Agence Canal Press |

© Agence Canal Press |
Avant de faire un tour au Palais Salam dont l’entrée est percée dans les remparts. Cette ancienne résidence du Pacha transformée en hôtel, nichée dans un jardin embaumé de citronniers et d’orangers, vous donne une idée de l’ambiance marocaine raffinée le temps d’un café ou d’un tagine à l’ancienne. A moins que vous ne préfériez le luxe d’une escapade à la Gazelle d’Or, 2 km à l’écart de la ville. Une adresse bien cachée pour les heureux privilégiés.
L’arganier, un arbre endémique et emblématique
Cet arbre ancestral, plante-emblème du Royaume du Maroc et nom d'appel de la compagnie aérienne marocaine Atlas Blue, ne pousse que sur les terres arides du sud-ouest marocain, entre Agadir, Essaouira et Taroudant. Peut-être aurez-vous la surprise d’apercevoir de la route, à travers les rameaux épineux, quelques chèvres perchées dans les branches, festoyant tranquillement de ses fruits (et laissant heureusement le noyau qu’il contient) ou un chameau se régalant de son feuillage vert sombre et coriace. L’arbre a des attraits incontestables.
© Eric BERACASSAT
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© Eric BERACASSAT |
Classée " réserve de biosphère"
Traditionnellement, son tronc, très dur, sert de bois de chauffe. Mais ce sont surtout ses amandes oléagineuses qui sont précieuses. On en extrait l’huile d’argan à saveur de noisette. Une huile délicieuse qui se prête à toutes sortes de recettes salées ou sucrées. Qui prévient aussi le cholestérol, embellit la peau, fortifie les cheveux… Les laboratoires Pierre Fabre ne s’y sont pas trompés : ils la mettent en avant dans Argane, une de leurs gammes cosmétiques phares. A noter que l’arganeraie, en raison de la régression de sa superficie depuis une cinquantaine d’années, a fait l’objet d’un vaste “plan de préservation et de gestion durable“ mené par le gouvernement en partenariat avec l’Union Européenne. Elle a classée " réserve de biosphère" par l’Unesco depuis 1998.
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