Deux roues
Petite reine,
reine des loisirs
Tous en selle ! C’est le crédo de cette année 2008. Objet de loisir privilégié pour une virée en rase campagne, la bicyclette tend à devenir de plus en plus un moyen de locomotion alternatif en ville, où les déplacements sont souvent inférieurs à 5 kilomètres. Cette nouvelle tendance n’a pas échappé aux constructeurs de cycles, qui rivalisent d’ingéniosité pour concevoir des modèles adaptés à chaque pratique. Par Henry SALAMONE
Les chiffres de l'Observatoire du commerce de cycles donné cette année par le Conseil National des Professions du Cycle révèlent qu’au total 3,5 millions de vélos ont été vendus en France l’année dernière. Pour Denis Baupin, président du Club des villes cyclables, ces chiffres démontrent que les Français ont adopté le vélo : « la forte progression des ventes, notamment des vélos de ville, conforte l'augmentation de la pratique dans les agglomérations ». Des chiffres qui révèlent également que les citadins sont de plus en plus nombreux à mettre du vélo dans leur cocktail de mobilité. Un constat certes intéressant, mais encore faut-il savoir bien définir sa pratique. Pour avoir suivi l’évolution du marché et testé de nombreux modèles de chaque famille proposés par les fabricants, on peut affirmer que chaque cycle a son petit caractère !
Les vélos urbains
Il n’est pas judicieux par exemple d’acquérir un vélo tout chemin (VTC) si l’on doit uniquement parcourir le trajet domicile-travail. Un vélo urbain ou City Bike par exemple, suffit pleinement à cette fonction. Il offre des spécificités adaptées à la ville : position assise avec le dos bien droit, selle comprenant du gel pour un meilleur amorti des chocs, cadre proposant un seuil d’enjambement plus accessible, grandes roues, garde-boue, pare-jupe… Et si vous n’êtes pas un adepte de la mécanique, on vous conseille de choisir un vélo avec un système baptisé Nexus qui supprime le dérailleur tout en conservant les vitesses du vélo. Les avantages ? Il permet de changer de vitesse à l’arrêt et intègre un frein à rouleau. L’ensemble du système est encastré dans le moyeu arrière. De plus, le procédé Nexus ne nécessite aucun entretien. Adieu donc, les mains couvertes de cambouis et les réglages interminables.
Les vélos à assistance électrique
Gadget pour certains, concept génial pour les autres, le vélo à assistance électrique (VAE), bicyclette à laquelle on a ajouté un petit moteur, marque aussi une avancée significative avec une augmentation de 62%, soit près de 10.000 unités vendues en 2007 contre 6.700 en 2006.
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Pourtant, c’est l’un des produits les plus méconnus de la grande famille des cycles qui vise en priorité les actifs urbains désireux d’aller travailler à vélo, mais qui ne veulent pas arriver en nage, les utilisateurs, hommes ou femmes, qui veulent en douceur se remettre à vélo et, bien sûr, les retraités. Avant d’acquérir un VAE, il faut, en priorité, regarder l’autonomie affichée par les constructeurs. A quoi bon s’offrir un vélo à moteur si celui-ci faiblit très rapidement après seulement quelques côtes ? En règle générale, on peut parcourir en toute sérénité une vingtaine de kilomètres.
Autres paramètres à prendre en considération : l’équipement, la stabilité, le confort et le poids. Sur ce dernier point, avec en moyenne 30 kg, un VAE pèse trois fois plus qu’un vélo classique. Un argument qu’il faut prendre en compte car, en cas de panne sèche d’électricité, il faut toujours retourner à son point de départ ! Bref, vous l’aurez compris, tous ces critères sont essentiels. En effet, un bon équilibre général dans la conception d’un vélo à assistance électrique permet d’optimiser les efforts. Enfin, que se soit le vélo urbain ou le VAE, cela exige aussi d’être vigilent sur les finitions. Vous devez regarder particulièrement le passage des fils d’éclairage et les fixations du porte-bagages, lorsqu’il y a en. Ce dernier point est crucial surtout si vous prévoyez d’y installer un porte-bébé.
Le vélo tout terrain
Autre famille de vélo loisir : le vélo tout chemin. Il ne faut pas confondre un vélo tout chemin avec un vélo tout terrain (VTT). Le vélo tout terrain est conçu, de par ses pneus jusqu’à son cadre, pour encaisser les chocs des terrains accidentés et avaler des kilomètres. A l’inverse, ses pneus et la géométrie de son cadre sont loin d’être optimisés pour des trajets tranquilles ou citadins. Le VTC est moins casse-cou que bourgeois et aventurier. C’est une machine conçu pour se balader en famille et, éventuellement, pour sortir des sentiers battus. Si celle-ci est loin de valoir un vrai VTT dans le domaine du tout-terrain, elle est de tout de même plus performante qu’un simple vélo urbain.
Ses terrains de prédilection : la route bien sûr, les grands chemins forestiers, les pistes entretenues ou les chemins de halage. Un VTC digne de ce nom répond à des exigences bien précises. Il doit avoir un cadre léger, être capable d’apporter un certain confort grâce à sa fourche suspendue ou à sa tige de selle amortissante, posséder une potence réglable et enfin, d’être chaussé de pneus capables de rouler sur tous type de revêtement
En conclusion
Quelque soit le type de vélo choisi, même si selon les médecins « la pratique du cyclisme est peu traumatisante par rapport à d’autres activités physiques comme le jogging », le vélo peut être source de pathologies s’il est mal adapté à la morphologie du pratiquant. Une adéquation qui passe par le choix d’un modèle approprié à sa taille et à un certain nombre de réglages fondamentaux. Raideur de la nuque ou des épaules, douleurs lombaires, tendinites rotulienne… quelques-uns de ces troubles peuvent être liés à une selle trop haute ou trop basse, à une potence trop longue ou trop courte, à un guidon trop large ou trop étroit. Il est donc prudent de se faire conseiller par un revendeur spécialisé capable également de vous régler votre vélo. C’est indispensable pour prendre vraiment du plaisir sur un vélo. Dernier petit conseil : évitez d’acheter des modèles « entrée de gamme », souvent source de problèmes.
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