n aperçoit, après 45 minutes de traversée, Port-Joinville lieu d'arrivée des bateaux qui effectuent la traversée avec le continent. Ce village, avec ses 2000 habitants, est la capitale de l'île mais également le centre des activités insulaires. Autour de ses quais animés grâce au marché et aux nombreux commerces, une pléiade de maisons blanches, dominées par l'Eglise paroissiale Notre Dame du Port, s'étale autour du port. En quelques enclâblures de là, le Musée de la Pêche. Il permet une découverte du monde maritime et démontre bien le rôle essentiel que joue la pêche dans l'activité économique l'île.
A la découverte de l'île
En longeant la côte vers l'ouest depuis Port-Joinville, le goudron disparait à la route du Ponant. Nous sommes à l'extrémité de l'île d'Yeu, non loin de la pointe du But, annoncant la côte sauvage. C'est le départ désigné pour l'une des balades à vélo les plus réjouissantes de l'île, véritable paradis des cyclistes. Sur la droite, la Planche à Puare, vieux dolmen qui date aux dires des anciens, de cinq millénaires.
Sur la gauche, le Caillou Blanc, un filon de quartz blanc qui a servi de repère aux navigateurs depuis l'Antiquité. En quelques coups de pédales, nous arrivons à la Pointe. Une maison blanche, inhabitée, observe depuis la nuit des temps le large. Elle abritait, dit-on, la fameuse corne de brume. Au large on aperçoit les rochers des Chiens Perrins, d'où s'élève une haute balise, salie par les années. Elle fût construite après les nombreux nauvrages de l'Excelsior en 1870, de l'Ernestine en 1871, du Bordeaux en 1875...
Le sentier repart vers le sud, en direction de la pierre des Amporelles, autre mégalithe sacrificielle, recouverte de cavités, qui sem- |
-ble posée entre la terre et le ciel. Il est recouvert de « cupules », mystérieuses traces gravées à la préhistoire. En mer, sur l'îlot des Trupailles, on aperçoit les premiers cormorans. La pointe du Château Maugarni, est certainement le plus beau point de vue sur le sud-ouest de l'île.
Des paysages de rêves
De là, on aperçoit encore les rochers des Chiens Perrins et le regard s'arrête sur la gauche, à la pointe du Châtelet. Celle-ci s'avance dans la mer en portant le calvaire des Marins, matérialisé par une poupe de navire surmontée d'une croix. Derrière la pointe du Châtelet, la plage des Sabias annonce la reprise de la route goudronnée, qu'on emprunte un court instant pour gagner le Vieux Château. Ce vestige médiéval inspira à Hergé le mystérieux château de « L'île Noire ».
En plein cœur de la côte sauvage, flanqué sur un îlot rocheux, le Vieux Château se dresse fièrement au centre d'un paysage chaotique et tourmenté. Edifié au XIVème, il couvre trois siècles de l'histoire insulaire. Il assurait la protection des Islais en cas d'invasion étrangère. Aujourd'hui, classé Monument Historique en 1890, il a fait l'objet d'importants travaux de restauration qui se poursuivent encore. Mais attention, pour accéder à celui-ci, nous avons du pousser nos machines car le chemin caillouteux n'est guère pratiquable à VTC.
Autre curiosité à ne pas manquer : le port de la Meule, encastré entre deux falaises recouvertes de lande. L'activité de ce port se cantonne surtout à la pêche aux crustacés. Un sentier abrupt longe la falaise et mène au sommet du versant où se trouve une petite chapelle blanche " Notre Dame de Bonne Nouvelle ", la vue y est admirable. La côte sauvage se termine à la Pointe des Corbeaux, pointe extrême de l'île, et laisse place à la côte orientale. |