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Numéro 42 - Du 4 au 17 avril 2007

SANTE & FORME
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L'ostéopathie
 
Texte : Bernard ALLENARD, médecin du sport
Photo : Serge klebairt


manipulation par une ostéopathe
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Cette thérapie englobe diverses méthodes de soins, la première technique est essentiellement le massage des tissus profonds associé à des mouvements. Le but est de réaligner les os.

L'ostéopathie traite les douleurs légères et sévères aiguës chroniques de votre squelette. Cette médecine n'est pas catégoriquement efficace dans la mesure où elle ne peut pas guérir les blessures ou les infections. Cependant, elle régressera la douleur et multipliera les chances d'une meilleur articulation musculaire. En plus des soins du cou et du dos, l'ostéopathe soulage les maux liés aux pieds, aux genoux, membres inférieurs et supérieurs, les blessures dues à de graves accidents.

Qu'est-ce qu'un traitement ostéopathique ?
Il fait appel à différentes techniques manuelles que le praticien choisira d'appliquer seules ou successivement en fonction du diagnostic. Les manipulations vertébrales sont des manoeuvres ponctuelles ou globales sur le ou les niveaux bloqués, afin d'en rétablir le jeu normal. Les techniques portant sur les muscles, les tendons, les ligaments ou encore la peau, visent essentiellement à relâcher les tensions et les contractures. Les techniques viscérales et crâniènes, controversées par certains médecins, ont pour objet une action plus globale de relâchement général ou au traitement de certains désordres de la face et de la base du crâne, en particulier chez le nourrisson.

Prendre en compte la structure du corps
Dans le langage des ostéopathes, cette harmonie se traduit souvent par les termes mobilité et motilité, la motilité désignant l’ensemble des mouvements propres à un organe ou à un système. Un corps en bonne santé doit-être doté d’une excellente motilité, non seulement dans ses articulations, mais dans tous les tissus du corps : os, muscles, nerfs, ligaments, tendons, fascias, liquides, etc. Une des caractéristiques distinctives de l’ostéopathie est d’ailleurs de prendre en compte l’ensemble de la structure du corps et de tous ses mouvements, qu’ils soient larges et puissants ou qu’il s’agisse de fluctuations à peine perceptibles, mais qui soient néanmoins déterminantes pour la santé.

En pratique
L'ostéopathie s'ajuste en fonction de chaque patient. Selon le type de douleur, sa localisation et sa fréquence, selon la rigidité des tissus, leur chaleur et leur capacité à bouger, le praticien pourra déterminer si le problème est d'origine organique, inflammatoire, traumatique, osseuse, ligamentaire ou musculaire. Les traitements ne seront pas les mêmes selon qu'il faut soigner un enfant ou un sportif, une personne anxieuse ou un accidenté.Une séance en ostéopathie dure de 50 à 60 minutes. Le sujet, qui n’a pas à être déshabillé, est couché (dos, ventre, côté), assis ou debout, parfois dans des postures inhabituelles. Il peut avoir l'impression d'être « tordu dans tous les sens » ou, au contraire, à peine ressentir les mouvements lents et de petite amplitude du praticien. En moyenne, un traitement comprendra de quatre à six séances, à des intervalles d'une à trois semaines. On peut ressentir des courbatures pendant quelques jours après les traitements. Selon le type de problème, il arrive que l'ostéopathe donne des exercices à poursuivre à la maison, entre les consultations.

Site : www.osteofrance.org
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Les 4 meilleures
raisons pour bouger
 
Texte : Alice COLLET
Photo : Agence CANAL PRESS

Bonne nouvelle pour ceux qui ont du mal à trouver du temps pour bouger : s’adonner à deux périodes d’activité physique de 15 minutes par jour procure autant, sinon plus, de bienfaits qu’une séance d’exercice d’une demi-heure en continu.
        
Pour le plaisir

Le corps humain aime l'activité parce qu'il n'est pas fait pour vivre assis. Il crie même souvent son impatience par des douleurs de tension. Lui fournir des occasions variées de bouger en fera un « corps heureux ». Pour s’en convaincre et l’expérimenter, il faut rayer de son esprit toutes les images déplaisantes auxquelles on a pu associer l’effort physique : les salles de gym vous dépriment ? N'y allez pas. Vous détestez la promiscuité ? Oubliez les cours d'aérobie. Vous vous ennuyez seul ? Le jogging n'est pas pour vous. L'essoufflement vous fait paniquer ? Vous pouvez très bien l'éviter. Mais si vos activités « actives » vous procurent du plaisir, alors, oui, vous gagnerez sur tous les plans. Et quand on est en forme, les activités courantes comme sortir les poubelles par exemple, sont nettement moins pénibles.

Pour se relaxer

bouger en famille pour une meilleure forme
Bouger avec entrain est un moyen naturel de stimuler le phénomène appelé « réponse de relaxation ». Les symptômes de l'anxiété comme la bouche sèche, l'accélération du rythme cardiaque ou encore l'augmentation de la tension artérielle sont attribuables à une activité excessive de la branche sympathique du système nerveux, dit « l'accélérateur ». Or, l'activité physique stimule et renforce la branche parasympathique du système nerveux, dit « le frein ». Comme l'écrit le Dr David Servan-Schreiber dans Guérir : « Puisque les systèmes sympathique et parasympathique sont toujours en opposition, plus on stimule le parasympathique, plus il se renforce, comme un muscle qui se développe, et il bloque tout simplement les manifestations de l'anxiété. »

Pour le moral
Chez les adeptes de l'activité physique énergique comme les joggeurs, le fait suivant est bien connu : au bout de 15 à 30 minutes d'effort soutenu, l'esprit atteint un état légèrement euphorique où les pensées sont spontanément positives et même créatives. Le phénomène est attribuable à des hormones appelées endorphines qui sont libérées dans l'organisme pendant l'effort. Et les gens qui font régulièrement de l'exercice tirent plus de plaisir des petites choses de la vie : de leurs amis, de leur chat, des repas, de leurs lectures, du sourire d'un passant dans la rue. » Des recherches démontrent que l'exercice physique est aussi efficace que les médicaments, sur une période de quatre mois, pour soigner la dépression.

Pour le poids
Comme on mange encore tous les jours, la seule façon d'éviter l'augmentation de poids, c'est de  se dépenser physiquement. En réalité, plus on fait de l'activité, plus on peut manger sans prendre de poids. La marche d'un bon pas et la danse aérobique sans sauts (low-impact) sont de bons choix. Mais il y a mieux : l'activité de type aérobique avec élévation du rythme cardiaque permet de perdre du poids sans qu’on doive réduire de façon majeure l’apport de calories, à condition qu’on la pratique de façon assidue. C'est qu'une telle pratique transforme l'organisme en « brûleur » : le corps augmente alors le rythme auquel il brûle les calories, non seulement pendant l'activité elle-même, mais de façon durable selon, bien sûr, la durée et l'intensité de l'activité.


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