Bien choisir et
porter son casque
Tout d'abord, les casques doivent répondre aux exigences de sécurité de la directive CEE n° 89-686 du conseil du 21 décembre 1989 concernant les équipements de protection individuelle transposée dans le code du travail et par le décret n° 94-689 du 5 août 1994, « relatif à la prévention des risques résultant de l’usage des équipements de protection individuelle pour la pratique sportive ou de loisirs ».
Ensuite, un casque de vélo se choisi non seulement en fonction de l’âge, mais également par la grandeur du tour de votre tête. Pour un adulte ou un adolescent, il est préférable de mesurer le tour de tête, au niveau des oreilles, à l’aide d’un ruban à mesurer et de choisir la grandeur du casque en fonction de la grandeur proposée sur l’emballage.
Enfin, porter un casque n'accroît les chances de survie que s'il est bien posé. Or, c'est loin d'être la règle lorsque l'on observe les cyclistes du dimanche ! En le placant mal, bien des pratiquants occasionnels
ne s'offrent que l'illusion d'une plus grande sécurité, sans être pour autant mieux protégés. Pour être efficace, le casque doit être porté à l'horizontale, jamais penché. Il ne doit pas gêné la vision.
Un casque incliné, que ce soit vers l'avant ou vers l'arrière, ne peut jouer son rôle d'impact. Mieux vaut faire quelques séances d'essayage avant d'enfourcher son vélo pour que le bon geste devienne un automatisme. |
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Des campagnes chocs sont menées dans certains pays européens à l'image de la Suisse
C'est un constat : le port du casque réduit de 80 %
la gravité des traumatismes crâniens. Le gouvernement avait lancé en été 2006 une campagne pour promouvoir le port du casque à vélo. Son usage s'est généralisé ces
dernières années sur route mais reste
encore marginal en ville.© Photo DR
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Casque ou
pas casque ?
Le Dr Ian Walker, psychologue britannique de l'université de Bath, auteur d'une étude sur le bien-fondé du port du casque affirmait que "le port du casque à vélo n'est pas forcément la panacée en matière de sécurité et pourrait même être un facteur de risque". Equipé d'un capteur de distance et d'un ordinateur montés sur son vélo, le Dr Walker s'était promené dans les rues de Salisbury et de Bristol. Il avait ainsi enregistré près de 2 500 dépassements d'automobilistes : dans la moitié des cas, il portait un casque ; dans l'autre, pas.
Résultat : les automobilistes prennent moins de précaution lorsque le cycliste est casqué et le frôlent à une distance de 8,5 cm de moins que dans le cas d'un cycliste sans protection. Le psychologue a même été renversé deux fois. "L'étude montre que lorsqu'un automobiliste double un cycliste, la marge qu'il lui laisse est fonction de son aspect extérieur", estime le Dr Walker, dont les travaux ont été publiés par la revue spécialisée Accident analysis and prevention. Selon lui, le casque est utile pour les enfants et en cas de chute à vitesse réduite "mais il rend aussi une collision plus probable".
Interrogée à ce sujet, la Sécurité routière affirme que "l'importance et l'utilité du port du casque à vélo est toujours d'actualité" malgré la non promulgation d'une loi sur le port du casque obligatoire. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) souligne de son côté, qu'en cas d'accident à vélo, la tête est touchée plus d'une fois sur trois. Pour ces accidents, trois décès sur quatre sont dus à un traumatisme crânien.
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