Logo Côté Loisirs.com 2009
Supplément Mobilité Douce
Numéro 2 - Octobre - Novembre - Décembre

Conseils pratiques
Cintre plat, relevé ou semi-relevé ?
En fonction de votre style et de votre poste de pilotage d'origine, il est facile de gagner en confort ou en agressivité. Comment ? En choississant simplement la forme de votre cintre. Un guidon plat permet de mieux tirer en côte tout en augmentant le rendement au détriment du confort et ce, grâce à une meilleure répartition des masses. Un cintre relevé ou semi-relevé permet de redresser le buste de quelques centimètres. On gagne largement en confort et on obtient aussi une meilleure facilité de pilotage. Mais attention de ne pas tomber dans l'excès d'un cintre trop relevé.

Il y a confort et... confort

Le confort, sur un vélo, est une notion bien relative. Il n'est pas normal de souffrir constamment, on doit être bien sur une bicyclette, mais le vélo reste une activité physique.  Ne sombrez pas dans l'obsession du confort à tout prix qui conduit souvent à des aberrations. Peut-être somme toute, le mot « confort » n'est-il pas adéquat pour désigner un certain bien-être sur un vélo.

Car le confort est en réalité une disposition à profiter ou de la balade, ou de l'effort, qui est aussi un plaisir. Et faire corps avec son vélo, c'est déjà donner une bonne chance au confort et au plaisir. Une selle de vélo ne sera jamais un fauteuil, et des chaussures de cyclisme ne seront jamais des pantoufles. Quand on a compris cela, ma foi, on se sent déjà mieux !

Des accessoires indispensables

Le cuissard. Elément de confort numéro 1. Ajusté au corps, il se porte sans sous-vêtement. Doté d'une peau de chamois, il contribue considérablement à la paix entre le cycliste et sa selle

Les gants.
Rembourrés, ils absorbent une bonne partie des vibrations transmises au guidon.

Le guidon.
Sa largeur est très importante lorsque l’on reste longtemps en selle. Elle doit correspondre à l’écartement des épaules. À la longue, un guidon trop large finit par causer des crampes dans les épaules, tandis qu’un guidon trop étroit comprime la cage thoracique et gêne la respiration. Le guidon de course convient très bien aux longues randonnées .Sachez qu’une potence courte et relevée privilégie le confort alors qu’une potence longue et plate est destinée à la compétition.

Le revêtement de guidon.
De la guidoline de liège aux différentes mousses, en passant par les poignées, elles jouent le même rôle que les gants.

La selle.
il existe une grande quantité de selles sur le marché, pour tous les usages, certaines conçues spécifiquement pour les femmes. Attention : « plus épais » n'égale pas « plus confortable ». Questionnez le revendeur sur les spécificités de chacune, et le cas échéant essayez de trouver celle qui vous convient. Dans le meilleur des mondes, si vous avez la possibilité de l'essayer sur place, n'hésitez pas à le faire.

pub gitane
Choix et réglages d'un vélo
où l'art d'être bien sur sa machine
Un vélo ne se résume pas à un cadre, une paire de roue, à un matériau ou encore à ses composants. En effet, bien choisir son vélo de route est déjà acte volontaire. Mais là ne s'arrête pas votre viligence. Il s'agit encore de régler correctement l'instrument de votre plaisir pour éviter mille et un maux. onglet lire la suite Philippe SALAMONE / Réza A. NADERI

illustration

Tout commence par les pieds. Que l'on pédale avec des babouches sur un cruiser ou avec des chaussures de cyclisme, la position du pied sur la pédale est primordiale. Elle sera plus approximative dans le premier cas, mais elle importe presque autant. De façon précise, l'articulation du gros orteil devrait être située vis-à-vis l'axe de la pédale. Evitez simplement de pédaler avec le talon et posez plutôt le devant du pied sur la pédale. Deux raisons  à cela : d’abord, d'un point de vue mécanique, cette position est la plus efficace pour transmettre l'énergie.  Ensuite, pour les ajustements subséquents, vous partirez toujours de cette position, sinon, aucun réglage ne sera possible si la base change constamment.

Dans le cas des pédales automatique (Look, Shimano, Time et autres), la précision de l'ajustement peut-être très grande, et il est bon qu'elle le soit.  Il ne faut pas hésiter à dépenser quelques euros pour faire installer vos cales sous les chaussures par des professionnels, qui disposent d'un outillage spécialisé et d'une expertise reconnue. Ils seront en mesure de régler, outre la position de la cale par rapport à l'axe, l'alignement naturel de votre pied et ce, même si les cales disposent d'un jeu latéral de quelques degrés. Elément à considérer quand on pense que l'on fera des millions de rotations dans cette même position !

Tige de selle et recul de selle
. Si vous estimez que le recul de votre selle n’est pas assez précis par rapport à la tige de selle d’origine de votre vélo, n’hésitez pas à la changer au profit d’une autre à fort recul. Veillez cependant à ne pas tomber dans l’excès en fonction du cintrage de la tige de selle et de la forme de votre cadre. Attention, leur utilisation vous permet certes de gagner quelques centimètres, mais en optant pour cette solution, votre bassin se retrouve au dessus de la roue arrière et par conséquent, la répartition des masses n’est plus très juste.

Trouver la bonne hauteur
. Vous placez les manivelles de votre pédalier parallèlement au tube de selle (axe pédalier/selle), ce qui donne une posi-tion presque verticale à vos manivelles. Vous montez sur votre vélo et posez votre talon sur la pédale qui est en bas.  Votre jambe devra être bien tendue  en touchant tout juste la pédale de votre talon, et vous ne vous déhanchez pas. Voilà votre réglage ! Simple, non ? Pour un réglage plus pointu, il s'agira en fait de faire appel aux experts qui, combinant hauteur et avancée de la selle, affineront le procédé. Même si nos propres compétences sont solides, rien de tel que l'oeil extérieur et expert d'une tierce personne pour accomplir le miracle recherché.

L'avancée de la selle
. Votre selle est posée sur des rails qui lui permettent de glisser d'avant en arrière, et de modifier de la sorte de façon très considérable votre position et votre confort sur le vélo. On règle l'avancée de la selle de façon traditionnelle - et approximative - avec le fil à plomb. Une fois assis sur votre vélo, les manivelles parallèles au sol (donc à 180), les mains sur le guidon, un fil partant de votre genou juste sous la rotule doit tomber sur l'axe de votre pédale. Pour un cycliste initié, quelques millimètres peuvent faire toute une différence.

L'angle de la selle
. L'angle de la selle, c'est l’horizontalité, seule position valable. On s'accomode - et l'on préfère parfois - une variation de 1, 2 d'inclinaison. Mais ceux qui défendent la selle plongeante ont des conceptions fantaisistes et, sans doute, de mauvaises fréquentations.

L'important, c'est l'équilibre !
Il serait fastidieux d'énumérer ici les critères, au demeurant assez flous, qui définissent la position du guidon. Partez de la position moyenne - selle et guidon à peu près à la même hauteur - et ajustez selon votre pratique. Bien sûr, un coureur bénéficie d'un guidon passablement plus bas que la selle, pour sa recherche d'aérodynamisme, alors que le randonneur le placera plus haut. Mais pas trop. Votre poids se répartit entre la selle, le guidon et les pédales. Exagérer la hauteur d'un des éléments, c'est compromettre cet équilibre... et surtout votre confort.

onglet retour sommaire
onglet page suivante

Contacts Mentions légales Confidentialité
Supplément 100% vélo - Tous droits réservés - Côté Loisirs.com - 2005/2009 -Sarl Antilope