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ALBI, la cité de la joie Cité Cathare au riche passé historique, Albi la Rouge est bâtie sur les rives du Tarn. Cette ville moyenne se range parmi les cités du bien-vivre, son activité ne diminuant pas le charme qu'elle dégage. Découverte
L'origine du nom Albi reste du domaine des hypothèses. Il pourrait venir de Alp préfixe celte signifiant lieu escarpé ou oppidum, ou de Albius, nom d'un notable vivant à Albi à l'époque romaine, ou encore de alba (blanc en latin) des falaises calcaires entourant la ville. On note aussi l'orthographe (vieillie) d'Alby. Calfeutrée derrière des remparts Tantôt rouge, tantôt vert, le Tarn baigne le pied d'édifices incomparables. Un promontoire d'une vingtaine d'hectares dominant une boucle du Tarn ; un triangle parcouru de monticules ou de puechs, appelés Castelviel, Saint-Salvi ou Beringuier : dans cet étroit espace se love jusqu'à la Révolution Albi. Calfeutrés derrière deux kilomètres de remparts de huit à dix mètres de hauteur et trois mètres d'épaisseur, pas moins de 8 000 à 9 000 habitants s'entassent. Ainsi corsetée, la ville put traverser sans trop de drames les trois périodes troublées qui désolèrent le Languedoc : la croisade des Albigeois, la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. Lorsque se développa le catharisme dans le Midi de la France, Albi et ses vicomtes, les Trencavel, se trouvèrent placés au premier rang comme en témoigne le nom d'Albigeois donné alors aux cathares du Languedoc et à la croisade qui suivit. Au milieu de ce drame, Albi sut judicieusement éviter sièges et massacres qui saccagèrent tant de cités du Midi. Si, au nord, la vieille ville est délimitée par le Tarn, elle se concentre, à l'ouest et au sud, entre l'actuelle place du Calvaire et le kiosque à musique, en suivant le cours de l'ancien ruisseau du Boudidou. Il s'agit alors d'un ravin, qui ne sera comblé et transformé en boulevard qu'au XIXe siècle. Il prendra le nom de boulevard du Général-Sibille, du nom du commandant de la garnison d'Albi mort dans les premiers jours de la guerre de 14-18. Les dernières traces de ce fossé naturel disparaîtront vers 1960, transformées en parkings. Du rempart médiéval ne reste aujourd'hui qu'un morceau de la tour de l'hôtel du Bosc, aménagé en terrasse, face au monument aux morts. A quelques mètres sous la chaussée, le Boudidou coule toujours, transformé en collecteur d'eaux usées... Et si vous voulez découvrir le Vieil Alby, trois sentiers balisés sont à votre disposition : découverte du patrimoine à travers les quartiers anciens, témoignages de l'époque médiévale et Renaissance, sentiers des jardins cachés et parcours pour enfants - Possibilité également de promenade en bateau à fond plat (gabarre) sur le Tarn jusqu'à mi-septembre. Enfin, l'échappée verte, soit trois kilomètres de randonnée en plein coeur de la ville, le sentier des berges, le sentier sauvage et le sentier de la Mouline permettent une approche intéressante de la cité. |
Carnet de villes : Florence, la cité des arts |
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